L'histoire de Saint-andré-de-Najac

Dans les pénéplaines du Massif Central...

La commune de Saint André-de-Najac, dans les pénéplaines du Massif Central, dans le Ségala, la commune aux trois rivières : Aveyron, Serène, Viaur qu’ il faut savoir explorer et  raconter… 

Découvrir les paysages, l’histoire et les modes de vie qui l’ont marquée et façonnée. Les populations ont été aussi celles où s’est écrite l’histoire la plus marquante : rurale, catholique….

L’histoire en profondeur : culture, élevage et au fond des vallées : les moulins ; les maisons, les châteaux points fort de l’organisation territoriale.

Au moyen-âge, à partir du IV e siècle le pays s’est christianisé et les paroisses se sont constituées à l’emplacement d’anciens villages gallo-romains. (Saint André-de-Najac, Béteille…). Au IX e siècle, Charlemagne, pour mieux administrer son empire, nomme des comtes : le comté de Toulouse comprend le Rouergue divisé en de nombreuses circonscriptions. L'agglomération de Saint-André apparaît dans le registre de reconnaissances à Alphonse de Poitier en 1259 : elle est alors qualifiée de "villa" et elle est associée à une juridiction seigneuriale dont les droits sont tenus du comte de Toulouse. Le regroupement de l'habitat est vraisemblablement généré par la présence de l'église qui est rattachée à un prieuré mentionné au 14e siècle (édifice reconstruit au 19e siècle).

Pendant la guerre de cents ans, le pays  bascula tantôt dans le camp français tantôt dans le camp anglais. En 1370, le pays se libéra de l’empire étranger. Les épidémies de peste  décimèrent des villages.

Le XV e siècle paraît avoir été plus pacifique. En 1410, les paroissiens des alentours  dont ceux de Saint André-de-Najac refusèrent de faire la garde du château de Najac. En 1496, les habitants de la viguerie  sont contraints de faire les gardes du château de Najac, les paroissiens  de Béteille réfractaires  virent leurs objets saisis et vendus.

 A la Révolution, la commune de Saint André-de-Najac fut débaptisée pour prendre le nom de « Mont -le- Viaur ».

Le premier Maire élu était Jean Debar (1792-1799).

Saint André de Najac : la seigneurie appartenait en 1259 à IZARN de Najac et vers 1660, au sieur du Cambon, Vicomte de Curières et Baron de Laguépie .

Belpech : seigneurie d’une branche de la famille de Morlhon vers 1550.

Béteille : Annexe de Laguépie. Avant 1290, fut aussi paroisse indépendante.
En 1258, les frères de Méjanet donnèrent à l’évêque Vivian de Boyer toutes les dîmes qu’ils y percevaient. En 1290, le monastère d Aubrac acheta la moitié du mas à Guillaume de Cadoule.
Au XVIIIe siècle, les Corneilhan en étaient seigneurs.
Béteille formait une communauté qui devint commune à la Révolution.

Granouillet : Ancienne ville neuve et prieuré indépendant de Saint Victor de Marseille en 1337.

Pradines : Guy de Puybérail seigneur en 1535 ; puis la famille de la borie et P de La Croix au XVII e siècle.

LE PATRIMOINE de Saint-andré-de-Najac

Le Château

Construit en 1850 au lieu dit le « Prumayrat » par la Famille Olmières (famille de médecins et Maire de St André- de -Najac).

Le 16 janvier 1912, ce bâtiment carré de 4 étages entouré d’un parc, appelé « le château » avec 2 bâtiments de chaque côté (remise, orangerie, grange, écurie et four) fut vendu à la commune pour loger les instituteurs et créer une salle pour la Mairie.

Deux écoles furent également créées une école des garçons (aujourd’hui salle des fêtes) et une école des filles qui est le bâtiment de l’école publique actuellement.

L'Eglise de Saint-André-de-Najac

Cette paroisse, citée en 1249, dépendait de l’abbaye de Marcilhac en Quercy et fondée sous le règne de Charlemagne.

L’église, en 1739, comporte trois chapelles très sobres et sans ornement. L’église fut réparée à plusieurs époques, le 6 août 1827 le préfet donne son accord pour des ouvrages d’embellissement qui consistent à crépir les murs extérieurs, blanchir les murailles intérieures, refaire le maître autel et façonner un retable.

En 1834, construction d’une chapelle et du clocher.

En 1840, achat de la grande cloche et de l’horloge.

En 1860, le Maire le docteur Casimir Olmières, décide de reconstruire la nef de l’église.

Le chœur actuel se trouve à l’emplacement de l’ancienne chapelle du levant. Les anciennes ouvertures de style gothique dateraient du XIVe siècle.

L'Eglise de Béteille

Cette paroisse dédiée à notre Dame, devint annexe de Laguépie après 1290.

En 1724 et 1739, la paroisse appartenait au district de Varen,  qui indique une église en assez bon état avec deux chapelles : une dédiée à Saint Blaise et l’autre à Sainte Rufine.

L’église en forme de croix latine et placée au milieu du cimetière fut incendiée en partie pendant les guerres de religions par les calvinistes de St Antonin.

Elle fut restaurée au XVIIe siècle, la nef fut agrandie et le porche surmonté d’un clocheton. Malgré des réparations  effectuées au début du XIX e siècle, elle s’avère en très mauvais état. 

 En 1848, elle est détruite et il est décidé d’en bâtir une neuve. Le nouveau bâtiment est érigé devant le presbytère et sur le coté du cimetière. Les premières pierres sont posées le lendemain de Pentecôte et l’édifice terminé à Toussaint.

Le clocher est achevé en 1870.

Sainte Rufine

Cette Sainte décapitée au IIIe siècle à Rome, fut invoquée pour la guérison d’enfants atteints de maladies de peau (acné, eczéma…) ;
le reliquaire de Sainte Rufine fut envoyé de Rome en 1682 à la demande  du prieur de Laguépie : Me Granier.

Notre-Dame-de-Laval

Notre dame existerait depuis le Xe siècle. Le chœur édifié au XII e siècle.

L’église notre Dame de Laval était au moyen âge une église annexe de Saint André de Najac.

L’intérieur contient  trois beaux retables, une Vierge en bois doré et un tableau représentant Saint Roch.

Au milieu du XVIIIe siècle La cloche de l’église Notre Dame de Laval fut installée ainsi que le magnifique retable en bois qui se trouve derrière le maître-autel de l’église.